Message du Président de la République à l'occasion de la célébration du 61ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme
Alger,10 décembre 2009 

 

La célébration de la journée mondiale des droits de l’homme est placée cette année sous l’objectif « de promouvoir des sociétés sans discriminations dans un monde d’égalité de traitement pour tous ».

 

Fermement attachée au triptyque de ses référents identitaires : Islamité, Arabité, Amazighité, et résolument engagée dans la construction d’institutions démocratiques qui réalisent les objectifs de progrès et de justice sociale, l’Algérie tient, à l’occasion de cette célébration, à réaffirmer son attachement permanent aux principes et valeurs énoncés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

Dans ce cadre, il est utile de rappeler que l’Algérie, qui, à la date du 10 décembre 1948, vivait encore dans les ténèbres de la nuit coloniale, a déclaré son adhésion à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme au plus fort de sa lutte de libération nationale et l’a inscrite, dès le recouvrement de son indépendance, dans sa première Constitution du 10 septembre 1963.

 

Sachant que la promotion et la protection des droits de l’homme ne peuvent se concevoir que dans un cadre de paix civile, de stabilité institutionnelle et de sécurité des personnes et des biens, l’Etat algérien a inscrit l’objectif de consolidation des acquis de la Charte pour la Paix et la Réconciliation Nationale, plébiscitée par le peuple algérien en septembre 2005, comme un axe majeur de sa volonté de redressement national.

 

L’Algérie est partie à la quasi totalité des instruments internationaux des droits de l’homme. Elle a toujours eu depuis l’acquisition de son indépendance, la volonté d’affecter l’essentiel de ses ressources à son développement économique et social et à l’amélioration du niveau de vie et de bien-être de ses populations.

 

Qu’il s’agisse des droits civils et politiques universellement proclamés, ou des droits économiques sociaux et culturels, notre pays a souscrit à la mise en œuvre de leur promotion et de leur protection par un ensemble normatif de règles constitutionnelles, de lois et de règlements ainsi que de mécanismes internes de mise en œuvre, d’évaluation et de recours qui garantissent la jouissance de l’ensemble de ces droits et libertés, ainsi qu’il est reconnu dans de nombreux rapports du Conseil des Droits de l’Homme et des comités de surveillance de l’application des traités et conventions pertinentes des Nations Unies.

 

La ratification récente par notre pays de la Convention internationale pour la protection des droits des travailleurs migrants et les membres de leur famille et la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées ainsi que la levée des réserves sur la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, illustrent notre volonté de maintenir un haut degré d’engagement en faveur des droits humains.

 

Au plan régional, que ce soit dans le cadre de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ou dans le cadre de la Charte arabe des droits de l’homme, l’Algérie a toujours entendu jouer un rôle majeur dans les dimensions africaine et arabe de la protection et de la promotion des droits humains.

 

Il convient de se féliciter des importantes avancées réalisées par la communauté internationale dans la mise en place d’instruments internationaux et de mécanismes de mise en œuvre pour la protection des Droits humains. Mais force est de relever que bien des peuples sont privés de leurs droits essentiels, et sont aujourd’hui maintenus, par un ordre mondial inéquitable, en marge des idéaux de paix, de progrès et de prospérité.

 

Nous sommes convaincus, à cet égard, que les droits de l’homme sont indissociables des droits des peuples. Les défis qui restent à relever par la communauté internationale se rapportent à la mise en œuvre des Droits des Peuples dans la validité de leur acception éthique et en particulier le droit à la Paix, à l’exercice souverain du droit à l’autodétermination, le droit au développement et le droit de vivre à l’abri de la peur et de la misère et dans un environnement de préservation de l’équilibre écologique de notre planète.

 

Je vous remercie de votre attention.